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L'écologie de marché.

Peut-on consommer malin et écologique? Tels sont les débats malins du moment. L'écologie n'est plus une défense de l'environnement (pour reprendre la plus mauvaise définition que nous puissions en donner) mais un moyen de continuer d'accumuler des biens tout en gardant bonne conscience: un revival du « je consomme donc je suis ».

Ecologie rime avec gain, tel est l'opinion de l'individu moyen rassasié d'informations pré-mâchées et pourvu d'une certaine forme de moralisme bien-pensant et principalement individualiste. Une voiture doit être électrique car le pétrole est cher. C'est un principe de base, les réflexions pouvant faire intervenir des notions de rareté des ressources, de pollution dégagée dans l'air, d'exploitation des ressources au détriment des populations ne sont de vagues notions destinées à satisfaire quelques hirsutes décadents tout juste remis de leur trip au LSD des années 60. Si l'exploitation coûte moins cher, l'exploitation est méritoire.
Même constat pour la production individuelle d'énergie, le panneau solaire, le moulin Don Quichotte. Mais le photovoltaïque est-il prêt à être utilisé d'une manière individuelle? Quel est son réel bilan écologique? De quoi est-il constitué, par quels matériaux? Ces matériaux sont-ils rares ou communs? Comment les a-t-on mis en forme? Peut-on les recycler? Qu'importe! Nous pouvons les déduire de nos impôts et en plus on nous rachète l'énergie produite. La belle affaire! Alors pourquoi éteindre nos appareils électriques alors que nous pouvons les laisser en veille? Nous produisons sans polluer (directement, mais cet ajout serait du mauvais esprit de notre part) donc nous avons le droit.

Nous apprécions cependant cette époque, qui marque un tournant décisif dans l'évolution humanitaire. Grâce à l'écologie, le particulier (dans son ensemble et plus seulement quelques grands propriétaires) adopte rapidement, dans sa vie de tous les jours, un discours d'entreprise: rendement, investissement, amortissement, exploitation, plus-value... Mais la morale est sauve, nous discourons sur le retour aux vraies valeurs: nourriture bio (importée de nous ne savons où (lisez les étiquettes)), l'exercice physique (surtout se rendre en automobile dans une salle de sport pour monter des marches), la culture panachée de notre beau pays (Dan Brown, Marc Levy, Justine Levy en tête des ventes quand ce ne sont pas des bouzins scientifico-philosophico-psychologiques-à-tendance-sectaire-pour-apprendre-à-mieux-vivre-dans-un-monde-si-cruel-que-vous-n'arrivez-pas-comprendre-pour-mieux-l'exploiter) et autres artifices destinés à contenir les esprits les plus créatifs.
Plus besoin, de stress professionnel pour se défenestrer, bientôt nous pourrons le faire à domicile (à condition d'avoir su préserver une once de décision personnelle). Merci l'écologie!

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Discussions
2 avis pour “L'écologie de marché.”
  1. D'accord l'écologie rentre dans le discours de l'entreprise, mais c'est actuellement le seul moyen de la développer.

    Par Tekiro | mercredi 14 octobre, 13:12
  2. Si on ne croit pas a l'education, je suis tout a fait d'accord.

    Par Michey | mercredi 14 octobre, 14:42
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